Comment pratiquer le randori en judo ?

Article rédigé par l’équipe de Team judo Jujitsu (Marseille).

Le randori est souvent l’un des moments les plus attendus… et parfois les plus redoutés, notamment chez les débutants ou les parents qui découvrent le judo. Trop souvent assimilé à un combat ou à une opposition brutale, le randori est pourtant au cœur de l’apprentissage du judo, dans sa forme la plus noble.

Pratiqué correctement, le randori est un outil pédagogique, un temps d’étude, et un espace de progression mutuelle. Comprendre ce qu’est réellement le randori, et surtout comment s’y comporter, est essentiel pour pratiquer le judo dans le respect de ses valeurs.

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Qu’est-ce que le randori en judo ?

Le mot randori signifie littéralement « prise libre ». Dans la tradition du judo issue du Kodokan, le randori n’est pas une compétition, ni un combat à gagner. Si tu veux approfondir l’origine et l’esprit du judo, tu peux lire notre article dédié au Kodokan :


Kodokan : origine et histoire du judo

Le randori est :

  • un exercice d’entraînement libre,
  • une situation d’opposition sans enjeu de résultat,
  • un moment où l’on cherche à appliquer ce que l’on apprend, sans rigidité.

À retenir : le randori n’est pas un shiai (combat de compétition). Le randori n’est pas une bagarre. Le randori est une étude en mouvement, à deux.


Dans quel état d’esprit entrer en randori ?

Avant même de parler de technique, le randori commence par une posture mentale.

Entrer en randori, c’est accepter que :

  • l’on va essayer,
  • l’on va réussir parfois,
  • l’on va échouer souvent,
  • et que tout cela fait partie de l’apprentissage.

L’état d’esprit juste repose sur quatre piliers fondamentaux :

1) Le respect du partenaire

Sans partenaire, il n’y a pas de randori. On adapte donc son intensité, sa force et son engagement au niveau, à l’âge et à l’expérience de l’autre.

2) Le contrôle

Un randori bien mené est engagé mais maîtrisé. Le contrôle des gestes, des chutes et des intentions est une priorité.

3) La sincérité

On ne « fait pas semblant », mais on ne cherche pas à écraser. On attaque avec honnêteté, on défend avec intelligence.

4) La sécurité

Le randori n’a de sens que s’il permet de revenir s’entraîner le lendemain.


Comment se comporter pendant un randori ?

Concrètement, pendant un randori, le judoka doit chercher à :

  • se déplacer avec équilibre,
  • chercher le déséquilibre, pas la force,
  • enchaîner, même imparfaitement,
  • accepter la chute comme une information, pas comme un échec.

Le randori n’est pas le moment de :

  • bloquer systématiquement,
  • refuser de chuter,
  • s’agripper sans intention,
  • vouloir « gagner à tout prix ».

Objectif : un randori réussi est un randori où les deux partenaires progressent.


Le randori selon le niveau du judoka

Randori pour les débutants

Chez les débutants, le randori doit être progressif, guidé et rassurant. L’objectif n’est pas de projeter, mais de comprendre la posture, apprendre à se déplacer, ressentir le contact et acquérir de la confiance.

Randori chez les enfants et adolescents

Pour les plus jeunes, le randori est avant tout un jeu structuré : découverte de l’opposition, apprentissage du respect de l’autre, et cadre clair posé par l’enseignant.

Randori chez l’adulte loisir

Chez l’adulte, le randori devient un espace d’expression personnelle et d’adaptation. Le cap reste le même : progresser sans se blesser, dans un climat de confiance.

Randori chez le compétiteur

Même chez le compétiteur, le randori ne doit pas devenir un combat permanent. Il reste un outil de travail : essayer, construire, corriger, répéter… avant de chercher la performance.


Les erreurs fréquentes en randori

Certaines erreurs reviennent régulièrement :

  • vouloir absolument gagner,
  • mettre trop de force,
  • refuser de chuter,
  • confondre intensité et brutalité,
  • oublier le partenaire.

Ces comportements freinent la progression et vont à l’encontre de l’esprit du judo.


Le randori, cœur du judo

Le randori est l’un des piliers du judo. Il enseigne l’humilité, le respect, l’adaptation et la persévérance. Bien compris, il devient un formidable outil éducatif, fidèle aux valeurs du judo et à l’enseignement transmis au sein de Team judo Jujitsu à Marseille.

Pratiquer le randori, ce n’est pas chercher à dominer l’autre : c’est chercher à grandir avec lui.


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